L’Afghane aux yeux verts a fait parties du top des photos de 2016

Photo portrait

PHOTO PORTRAIT PAR STEVE MCCURRY, NATIONAL GEOGRAPHIC

Faisant la couverture du magazine National Geographic daté de juin 1985, la célèbre photo portrait de l’Afghane aux yeux verts, prise par le photographe et journaliste Steve McCurry, refait surface trente-deux ans plus tard. Cette fois-ci, elle se rend célèbre à cause de son arrestation au Pakistan, où elle avait résidé en tant que réfugiée pendant plusieurs années. Depuis, cette photo de couverture est devenue l’icône des réfugiés afghans. Plusieurs fois, son histoire retient l’attention de plusieurs lecteurs et aujourd’hui encore, elle revient dans l’histoire avec une vague de controverse. D’une part les autorités pakistanaises l’accusant de fraudes et d’autre part Amnesty International qui invoque une « grave injustice » envers l’Afghane.

Portrait femme

PHOTO PORTRAIT PAR STEVE MCCURRY, NATIONAL GEOGRAPHIC

L’Histoire de l’Afghane aux yeux verts

De son véritable nom Sharbat Gula, l’Afghane aux yeux verts faisait partie des réfugiés qui se sont enfuis vers le Pakistan durant la guerre d’Afghanistan. C’est au sein d’un camp de réfugiés que Steve McCurry l’avait découvert en 1984. De son origine, la photo montrait une jeune afghane de 16 ans avec un foulard rouge taché de boue. Ce portrait fit ensuite la couverture de National Geographic dans son édition de juin 1985. Depuis son apparition en public, elle est devenue l’icône des réfugiés afghans.

En ce temps, le photographe n’avait aucune connaissance de l’identité de l’Afghane et avait perdu de vue sa trace. En quête de recherche de cette dernière depuis plusieurs années, il a finit par la retrouver en 2002 dans un village afghan. Elle était mariée avec un boulanger et avait 3 enfants. De nouveau, il n’avait pas manqué de la prendre en photo.

Une photo portrait de nouveau d’actualité, après plus de trente ans

Si cette parution avait rendu cette photo célèbre, trente-deux ans plus tard, c’est toute une nouvelle histoire qui marque Sharbat. Comme beaucoup d’afghans en quête de papier d’identité pakistanais, Sharbat Gula avait été arrêtée en octobre 2016 pour fraude. On ignorait la date exacte de son retour au Pakistan, tandis qu’en 2014, les autorités pakistanaises avaient fait part d’une découverte de demande de carte d’identité, mais cette fois-ci avec le nom de Sharbat Abi. Deux ans plus tard, l’icône des réfugiés afghans tombait aux mains des autorités et fut emprisonnée une quinzaine de jour puis expulsée vers son pays d’origine avec ses 4 enfants, après avoir payé une amende de plus de 900 euros.

Il faut tout de même souligner que le cas de Sharbat Gula n’est pas unique au Pakistan. Les autorités font le plus souvent face à des cas de faux papiers d’identité pakistanais de la part de réfugiés afghans. Ces derniers veulent s’installer définitivement dans le pays. Si cette histoire fait le tour des réseaux sociaux, c’est qu’avant tout, Sharbat est devenue une réfugiée célèbre. Mais encore, son cas est vu comme une cruauté envers les réfugiés afghans.

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